On peut toujours apprendre en regardant ce qui se fait ailleurs.
Ce n’est pas dans l’idée des décideurs, élus et techniciens d’ici, qui se prennent trop souvent pour le nombril du monde, voire de l’univers.
Montpellier devrait s’inspirer de ce qui se déroule actuellement à Toulouse, quand les travaux de construction de la future ligne 5 atteindront la phase de la pose des voies.
Sur le « Tram Garonne« , une extension de la ligne de tramway T1 (Aérocostellation/Arènes), dont la mise en service est programmée pour le printemps 2014, la pose des voies est réalisée, suivant les secteurs, selon la méthode manuelle ou selon la méthode automatisée Appitrack®, un concept développé par la société Alstom.
Un article mis en ligne par ladepeche.fr le 6 décembre 2012 présente les avantages de cette nouvelle façon de poser les voies, déjà expérimentée en France à Reims et à Orléans (2ème ligne) où quatre cent trois mètres de voies ont été déroulés en une seule journée.
Sur le chantier « Tram Garonne », des panneaux expliquent les grands principes de la méthode automatisée et ceux de la méthode manuelle.
Méthode automatisée Appitrack : La première machine (Slipform) va réaliser la plateforme en coulant une dalle de béton à raison de plusieurs dizaines de mètres par jour. La deuxième machine (Appitrack) va poser les supports des rails, appelés selles, grâce à un système de géolocalisation d’une grande précision. Il faut ensuite fixer les rails sur les supports et les souder entre eux. Pour finir, le revêtement de finition sera réalisé en gazon ou en béton selon les configurations.
Méthode manuelle : Sur le béton de fondation réalisé après terrassement, on vient prépositionner les rails grâce à des gabarits qui garantissent leur écartement. Sous les rails maintenus en l’air, on vient placer les fixations (ou selles). L’étape suivante consiste à réaliser la plateforme en noyant les selles dans une dalle de béton d’une épaisseur d’environ 25cm. On vient ensuite souder les rails entre eux, puis poser le revêtement de surface (gazon ou béton selon les configurations).
A noter que sur le chantier toulousain le casque de protection est de rigueur, contrairement à Montpellier, sur le boulevard du Jeu-de-Paume, où le je-m’en-foutisme, en matière de sécurité des personnes, règne en maître.
Info : Louis Ferdinand










