Michel Bozzola, surnommé « Monsieur tramway de Montpellier », adresse un résumé de la troisième phase de concertation de la ligne 5 qui a pris fin le lundi 2 juillet 2012 à Lavérune.
Concertation préalable ligne 5 (ou L5)
Phase 1 : Expo publique et registres pour recueillir les avis dans 8 points de concertation du 18 mai au 15 septembre 2011, dans les mairies des communes traversées (Clapiers, Montferrier-sur-Lez, Montpellier, Lavérune, Prades le Lez et Saint-Jean-de-Védas) et dans deux maisons d’agglomération, celles de Prades le Lez et de Montpellier Centre.
Phase 2 : six réunions à Montpellier (trois), Clapiers (une), Prades-le-Lez (une) et Lavérune (une) entre le 8 décembre 2011 et le 7 février 2012. Participation : un peu plus de 800 personnes toutes réunions confondues.
Phase 3 : six réunions à Montpellier (trois), Clapiers (une), Prades-le-Lez (une) et Lavérune (une) entre le 18 juin et le 2 juillet 2012. Participation : un peu moins de 400 personnes toutes réunions confondues.
Entre les phases 2 et 3, la distance de la Ligne 5 est passée de 17,5 km à 20,5 km.
– Antenne des Bouisses, 0,6 km vers « les Grèzes » quartier à urbaniser (2016-2020);
– Prolongement à Prades-le-Lez jusqu’au petit centre commercial « La Mandarine ».
Le coût annoncé reste identique : 330 millions d’euros hors taxe courant 2009, soit 380 millions d’euros hors taxe en juin 2012 et sans doute + ou – 400 millons d’euros hors taxe en 2017.
Dans l’ensemble les réunions se sont passées dans le calme avec un grand principe annoncé dès le départ par Robert Subra, vice-président de l’agglomération de Montpellier, président des Transports de l’agglomération de Montpellier (TaM) « On ne traite pas les cas personnels dans les réunions publiques »
A la demande du maire de Montferrier, Michel Fraysse, une étude sera réalisée, si elle est approuvée par vote en conseil d’agglomération, pour une possible variante par la rive droite du Lez entre Agropolis et Baillarguet.
Cette variante plus coûteuse, car elle nécessitera un deuxième pont sur le Lez et deux stations de plus, a peu de chance d’aboutir dans cette zone d’habitat individuel où l’usage des transports en commun est marginal.
Une NECESSITE pour Montpellier Agglomération : débuter absolument les travaux avant octobre 2013 pour ne pas perdre les subventions promises du second appel à projets pour les transports urbains durables dévoilé par le gouvernement français le 9 février 2011, soit 5,66 millions d’Euros pour le bouclage de la ligne 4 et 31,42 millions d’Euros pour la ligne 5.
Une CONTRAINTE : à la suite des premières études il faut réaliser une double voie de Girac à Baillarguet (rive gauche du Lez sur les communes de Clapiers et Montferrier-sur-Lez) pour faciliter l’exploitation car « le réseau de Montpellier est complexe » (R.Subra).
Un DESIR : le président de la communauté d’agglomératon de Montpellier, Jean-Pierre Moure, souhaite réaliser la ligne pour 2017 mais cela dépendra de l’argent disponible. A plusieurs reprises Robert Subra a évoqué 2020 pour les extensions de Prades-le-Lez et de Lavérune tout en assurant que la réalisation sera inscrite dans le calendrier électoral.
R. Subra: « On fait tout pour arriver à 2017 sinon c’est tout les 6 ans. 2000 (L1) 2006 (L2) 2012 (L3 et L4) 2018 (L5) mais cela risque d’être 2020 »
Une autre CONTRAINTE : sans doute deux Déclarations d’Utilité Publique :
– la première : Clapiers – Montpellier en juillet 2013;
– la seconde : extension Prades-le-lez, d’une part, et extension Lavérune, d’autre part, en octobre 2013.
Trois OPPOSITIONS : Elles sont venues de riverains qui ne veulent pas voir la rue où ils résident passer à sens unique une fois la L5 réalisée.
– Rue de Bugarel à Montpellier.
– Contre-allée de la route départementale D17 à Prades-le-Lez.
– Un conseiller municipal de Saint-Jean-de-Vedas (Lentheric) qui ne veut pas du passage par un viaduc de la liaison A750-A9 au rond point Maurice-Gennevaux, carrefour de la D5 et de la D 132E2 (Bionne Lavérune). Mais ce n’était ni le lieu ni le sujet de cette réunion.
Des CHIFFRES annoncés par Robert Subra : « La L5 est prévue pour 60.000 voyageurs quotidiens. Actuellement on en est à : L1 = 130000, L2 =60000 (+ 15 à 18 % depuis le passage par la Comédie)*, L3 =50000, L4 =15000« .
Autre ANNONCE faite par Robert Subra sur l’ancienne ligne de chemin de fer Montpellier – Paulhan :
– L’agglo achète les gares;
– Réseau Ferrée de France cèdera l’emprise au plus tard en octobre 2013;
– On va négocier avec RFF et la SNCF pour entrer directement en gare de Montpellier Saint-Roch par la voie depuis Sabines (le long de la rue de Cholet) vers 2017-2019.
Pour conclure :
Il fallait bien assister aux six réunions pour avoir une vision d’ensemble. Les infos ont été distillées au compte goutte. Les réunions se sont biens déroulées sauf à Prades-le-Lez où le calme est revenu après une intervention du maire. Elles ont été marquées par la forte personnalité de Robert Subra qui n’aime pas être acculé tellement il a la conviction d’être dans le vrai, le reste n’étant pas crédible. Il faut bien reconnaître que les questions et arguments des contradicteurs de Prades-le-Lez étaient assez insidieux.
Alors, comment faire différemment avec les mêmes personnes, les mêmes méthodes depuis des années. Cela semble difficile, voire impossible. Cette L5 est tout aussi complexe que les autres et sans doute tout aussi coûteuse à réaliser et exploiter.
Les caractéristiques de la L5 sont données par l’Appel d’Offre de coordination en matière de protection de Sécurité Protection Santé, publié le 7 juin 2012 :
– Enveloppe financière fixée à 330 millions d’Euros hors taxe;
– Tranche ferme Fajon (Montpellier) – Clapiers : 260 millions d’Euros hors taxe;
– Tranche conditionnelle Prades le Lez : 40 millions d’Euros hors taxe;
– Tranche conditionnelle Lavérune : 30 millions d’Euros hors taxe;
Longueur de la ligne : 20,90 km dont 1.5 km commune avec la L1 (entre Place Albert-1er et Saint-Eloi).
Linéaire Fajon (Montpellier) – Clapiers : 12,4 km.
Linéaire extension ouest Lavérune : 3,8 km.

Document : Montpellier Agglomération
Linéaire extension nord Prades le Lez : 4,70 km.
– 18 ouvrages d’art environ ;
– 8 sous-stations environ;
– 31 stations y compris 3 sur la L1.
Voir ou revoir le tracé préférentiel.
Info : Michel Bozzola
* Note du webmestre : avant le passage par la Comédie, le chiffre de fréquentation annoncé par Montpellier Agglomération pour la ligne 2 était déjà de 60.000 voyageurs quotidiens. Cherchez l’erreur ?