8 avril 2021 – La mise en service commercial de la ligne b du métro de Rennes est désormais repoussée à 2022


Ce jeudi 8 avril 2021 après-midi, Ouest-France, dans un article mis en ligne réservé à ses abonnés, titre : « Report du métro à Rennes : pas avant 2022… « Le décalage est conséquent »« , tandis que le média gratuit 20 minutes édition rennaise accessible à tout un chacun annonce de son côté « Rennes : La mise en service de la ligne B n’aura pas lieu avant début 2022« .

La ligne b du métro de Rennes, d’une longueur de 14,1 km, dont 8,6 km en tunnel profond, ne sera pas mis en service avant 2022. C’est ce qu’ont confirmé Nathalie Appéré, maire de Rennes et présidente de Rennes Métropole, et Stéphane Bayon de Noyer, directeur de projets chez Siemens Mobility, lors d’une visioconférence de presse, ce jeudi 8 avril 2021.

Après que les stations ont été livrées au mois de décembre 2020, Siemens devait être en mesure de procéder à toute une série de tests sur les rames CityVal sur toute la ligne b dans la perspective d’une inauguration de ladite ligne à la fin du mois de juin 2021, de sa mise en service commercial progressive au cours de l’été 2021 avant d’être pleinement opérationnelle à la rentrée de septembre 2021.

Selon 20 minutes, Siemens rencontre des difficultés sur le matériel roulant et se défend en indiquant que les rames CityVal retenues par la Métropole sont « une première mondiale » et qu’elles rouleront pour la première fois à Rennes.

Siemens admet aussi avoir « sous-estimé les délais face à la complexité du système ». Conséquence, les 2 000 tests nécessaires sur les rames CityVal, qui doivent permettre d’évaluer leur capacité à transporter des voyageurs en toute sécurité, ne seront pas terminés avant la fin juillet 2021. « Ce n’est qu’à partir de là qu’on pourra déterminer la date de mise en service commerciale », indique Stéphane Bayon de Noyer.

Prévu pour la rentrée de septembre 2021, le redéploiement complet de l’offre de bus​ sur le réseau Star devra attendre que les premières rames de la ligne b circulent avant d’être activé.

Pour rappel, la première présentation d’un véhicule dénommé Neoval a lieu en octobre 2008 à Duppigheim (Bas-Rhin) chez Lohr Industrie qui est à l’origine du concept, et en juin 2009 à Vienne en Autriche, lors du congrès de l’Union internationale des transports publics, a lieu la première communication publique des procédés technologiques mis en œuvre.

En novembre 2010, la variante Cityval du Neoval est choisie par les élus de la communauté d’agglomération Rennes Métropole pour la seconde ligne du métro de Rennes avec la promesse (non tenue, note du webmestre) que les rames allaient être fabriquées en France à Duppigheim. Siemens avait également proposé le VAL qui équipe la ligne a ouverte en mars 2002, dont l’excellente fiabilité du matériel n’était plus à démontrer, alors que Bombardier avait soumis son système LIM.

10 ans après avoir été sélectionné, le CityVal n’a toujours pas fait ses preuves.

Info : Edouard Paris

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3 commentaires pour 8 avril 2021 – La mise en service commercial de la ligne b du métro de Rennes est désormais repoussée à 2022

  1. Louis FERDINAND dit :

    ENCORE UN FIASCO BIEN FRANÇAIS :
    C’est Edmond Hervé qui a voulu le métro automatique à petit gabarit pour la ville de Rennes en faisant croire que c’était au bénéfice de tout le District, lui qui fut élu aux municipales des 13 et 20 mars 1977. Depuis lors, ses successeurs restent avec ce mode de pensée : même politique, même raisonnement, même vocabulaire, même volonté impérieuse d’être réélu, le catéchisme socialiste bien connu ici à Montpellier :
    « …1er ligne axe majeur… » « …sauvegarde du centre historique… » « …témoignage de la modernité de la ville… » « …augmentation massive de l’usage des transports collectifs… » «…dimension nationale, européenne, mondiale de la Ville… » « …première mondiale… ». etc… comme à Montpellier je vous le dis et c’est pas Midi Libre mais Ouest-France qui l’annonce.

    Mais choisir de développer les transports collectifs avec des critères qui sont en fait des calculs politiques et des petits arrangements entre industriels, cela coûte en définitive très cher aux contribuables.
    Il ne faut pas oublier qu’au départ le VAL a été conçu par Matra, une entreprise française (quoique, il y aurait beaucoup à dire sur cela , mais je résume), vendu à Siemens qui n’avait pas à l’époque de systèmes d’automatismes. Ensuite pour pouvoir vendre en France l’entreprise allemande s’est associée à l’alsacien Lohr qui n’était pas au mieux de sa forme en raison d’un manque de commandes et de finances.
    Donc voila Rennes et son CityVal, produit hybride qui est encore très loin de pouvoir faire ses preuves. Si les élus Rennais avaient eu la capacité de ne pas confondre le gabarit du véhicule (en le choisissant plus grand) et le système de guidage et motorisation (en optant cependant pour le même système que la ligne a qui est parfaitement au point), cette ligne b fonctionnerait déjà.

  2. Michel Bozzola dit :

    METRO c’est TROP !!!
    Il n’y a pas de quoi être fier de déclarer à longueur de temps que « Rennes est la plus petite ville du monde à avoir un métro » et cela depuis 1980, 22 ans avant la mise en service de la ligne a.
    Suivant les chiffres que peut trouver le simple citoyen la ligne a de 9.4 km a couté 530 millions d’euros, la b de 14 km est évaluée à 1 200 millions d’euros et bien sûr sans prendre en compte les intérêts d’emprunts, la dérive de la valeur de la monnaie et autres considérations qui je l’avoue ne sont pas de ma compétence.
    Personnellement, c’est plutôt la technique et surtout ce que je sais c’est qu’un chantier qui dure le moins de temps possible reviendra bien moins cher. Une ligne de tramway mise en service en 5 à 6 ans sera toujours moins chère qu’une ligne de métro dont la construction a commencé en 2014 et dont l’ouverture est désormais repoussée à 2022 !!! (Cas de la ligne b de Rennes dont la proposition de lancer le projet date des municipales de 2001, la décision de 2003 et le début des travaux de 2014).
    Alors je sais bien que comparaison n’est pas raison mais regardons la situation de 5 grandes villes équipées d’un réseau de tramways, kilométrage arrondi :
    – Lyon : 84 km de tram
    – Bordeaux : 77 km de tram
    – Strasbourg : 50 km de tram
    – Montpellier : 60 km de tram
    – Nantes : 41 km de tram
    – Rennes : 23 km de métro pour 1 730 millions d’euros qui auraient permis la réalisation de 75 à 80 km de tram de quoi desservir plusieurs des 43 communes de la Métropole.

  3. Ping : 25 juin 2021 – Ligne b du métro de Rennes : les stations sont fin prêtes à quelques détails près mais il manque l’essentiel | Tramway de Montpellier

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