8 janvier 2022 – Renonciation aux bus à hydrogène par la Métropole de Montpellier : voici les raisons de la décision


Contactée par La Tribune deux jours après l’annonce de cette décision d’abandonner les bus à hydrogène, Julie Frêche, vice-présidente de la Métropole de Montpellier déléguée aux Transports et aux Mobilités actives, en explicite les raisons : « Quand le projet a été monté par l’ancienne majorité, et il avait d’ailleurs été bien monté auprès de la Commission européenne notamment, les coûts d’investissement ont été pris en compte mais pas les coûts de fonctionnement. Or dans notre stratégie, cette question est fondamentale car avec Michaël Delafosse (élu maire le 28 juin 2020 et président de la Métropole le 15 juillet 2020, NDLR), nous nous sommes engagés sur la gratuité des transports en commun pour les habitants de la Métropole. Le fonctionnement de bustram tout hydrogène se situerait à 3 millions d’euros par an contre 500.000 euros avec des bus électriques. Soit 0,15 euros du km en électrique contre 0,95 euros sur l’hydrogène. Donc six fois moins… ».

L’élue plaide également un surcoût à l’achat des véhicules : « La différence de prix entre un bus électrique et un bus à hydrogène est comprise entre 150.000 et 200.000 euros… Aux Rencontres nationales du transport public (en septembre 2021, à Toulouse – NDLR), nous avons d’ailleurs vu que beaucoup de constructeurs ne vont pas sur l’hydrogène, et que les avantages des véhicules électriques se sont renforcés, notamment en termes d’autonomie des batteries, que les constructeurs garantissent. Nous sommes donc rassurés ».

Enfin, elle ajoute que « dans notre décision, il y a aussi le fait qu’on ne serait pas en capacité de produire suffisamment d’hydrogène vert, ce qui nous aurait obligé à en acheter ».

« La station de production reste un sujet en discussion »

« Les collectivités qui ont fait le choix de l’hydrogène essuient un peu les plâtres… Nous, nous voulons que ça fonctionne, ajoute la vice-présidente aux Transportx et aux Mobilités actives. Beaucoup de professionnels disent que le coût de l’hydrogène va baisser, mais l’écart restera important. »

Alors qu’adviendra-t-il des 18 millions d’euros de subventions au total que la Métropole de Montpellier avait réussi à rassembler (par les appels à projet et auprès d’autres collectivités locales) ?

« Ces 18 millions d’euros de subventions concernent le projet global d’investissement et c’est la raison pour laquelle, afin de ne pas les perdre, nous voulons mettre tous les acteurs concernés autour de la table avec Hynamics pour voir comment réaliser cette station de production d’hydrogène », répond Julie Frêche. »

Info : Edouard Paris

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