23 septembre 2018 – Circonstances du déraillement de la rame 2050 Citadis 302 Alstom, le grand mystère ?


Rue Alexandra David-Néel à Montpellier, le lundi 17 septembre 2018 avant 16h00, la rame 2050 Citadis 302 Alstom aurait effectué une bivoie. Ainsi la motrice de tête a poursuivi son chemin sur voie 1 à contresens et les trois derniers modules sont partis sur voie 2 (à droite). Photo prise le lundi 17 septembre 2018 à 16h20. Copyright : Miguel

Le lundi 17 septembre 2018, entre 15h30 et 16h00 (à 16h09 le compte Twitter de TaM Montpellier 3M fait état d’un problème d’aiguillage affectant les lignes 2 et 4 de tramway sans aucune précision sur le lieu du dysfonctionnement, note du webmestre), la rame fleurie 2050 Citadis 302 Alstom est partiellement sortie des rails, rue Alexandra David-Néel, sur le tronc commun des lignes 2 et 4, entre les stations « Rondelet » et « Gare Saint-Roch », dans des circonstances qui demeurent tout à fait floues dans la mesure où les médias locaux se sont seulement contentés d’informer leurs lecteurs et auditeurs sur les perturbations engendrées par ce désordre et n’ont poussé aucune investigation sur le sujet, peut-être pour ne pas froisser le très susceptible directeur de TaM Montpellier 3M.

Au vu des photos prises le jour même, par Miguel, fidèle visiteur du blog tramwaydemontpellier.net, tout un chacun pouvait supposer que la rame, dont la girouette affichait « Jacou », roulait sur voie 1 entre les stations « Rondelet » et « Gare Saint-Roch » et que les trois premiers modules étaient sortis des rails en pleine voie.

Au lendemain de cet incident, que l’on peut qualifier de majeur compte tenu du fait que c’est seulement après 23h00 , le lundi 17 septembre 2018, que le trafic a repris normalement sur les lignes 2 et 4, des traces visibles sur la plateforme du tramway font plutôt pencher la balance pour la thèse d’une bivoie, ce qui sous-entend que la rame 2050 Citadis 302 Alstom avançait en fait à contresens (avec ou sans passagers à bord) sur voie 1 entre la station de secours « Gare Saint-Roch », quai côté parvis Pierre-Brossolette, et les appareils de voie de la communication simple située rue Alexandra David-Néel afin de passer de la voie 1 sur la voie 2 et de retrouver ainsi le sens normal de circulation vers la station « Rondelet » puis vers « Sabines » ou « Saint Jean de Védas-Centre » bien que sa girouette indiquait « Jacou » terminus nord-est de la ligne 2.

Si telle était la manœuvre que devait accomplir la rame 2050 Citadis 302 Alstom, on peut se demander pour quelle raison le bogie de la motrice de tête, arrivé à la hauteur de l’aiguillage, n’a pas été orienté vers la voie 2 mais a continué à rouler tout droit en sens interdit une fois l’aiguille passée en direction de la station « Rondelet », alors que le module central équipé d’un bogie porteur et d’un pantographe partait avec les deux dernières modules de la rame (module suspendu et motrice de queue) sur voie 2 sans doute à cause d’un déplacement inopiné de l’aiguille qui, normalement à cet endroit, est actionnée de façon manuelle, chose qui a dû être ou devait normalement être accomplie avant le passage de la rame 2050 Citadis 302 Alstom de la voie 1 vers la voie 2.

Résultat des courses en milliers d’euros, le bogie du module central de la rame est sorti des rails juste avant l’aiguillage situé sur voie 2 et le bras supérieur du pantographe est venu heurté violemment par la suite le hauban d’un mât caténaire après que l’archet de captage de l’électricité a perdu tout contact avec la ligne aérienne de contact. Seul le bogie de chaque motrice est resté sur les rails, l’un sur voie 1 et le second sur la communication simple.

Info : Anje34 et Edouard Paris

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2 commentaires pour 23 septembre 2018 – Circonstances du déraillement de la rame 2050 Citadis 302 Alstom, le grand mystère ?

  1. Miguel dit :

    Il y a effectivement peu de doute sur le parcours suivi par la rame pendant le déraillement: marche arrière sur la ligne 2+4 (sens Gare => Rondelet sur la voie prévue pour Rondelet => Gare), les motrices restent sur les rails Rondelet => Gare tandis que les autres bogies prennent l’aiguillage vers la voie Gare => Rondelet. Du coup un bogie central sort des rails et le pantographe quitte la caténaire et défonce le support de la caténaire.

    Mais sur l’objectif de la manœuvre initiale, tout est possible:
    1. comme vous le suspectez, le tram aurait dû reculer pour changer de voie, mais l’aiguillage s’est déclenché trop tard
    2. OU le tram devait reculer sans changer de voie, mais l’aiguillage s’est déclenché à tort
    3. OU le tram devait avancer, mais il a reculé, et l’aiguillage a répondu de façon aberrante à ce comportement imprévu

    Mes remarques:
    1. les trams de Montpellier semblent dangereux quand ils reculent: voir la collision du 12 février 2010, devant la gare, et accessoirement devant une délégation de personnes accueillies par l’Agglo pour admirer le tram de Montpellier. Le BEA TT a fait un rapport détaillé: http://www.bea-tt.equipement.gouv.fr/montpellier-r142.html
    2. les aiguillages de Montpellier semblent particulièrement peu fiables, au point que les trams marquent l’arrêt avant chacun pour que le conducteur puisse vérifier leur position. Heureusement que les aiguillages de la SNCF sont plus fiables et ne nécessitent pas que les trains s’y arrêtent!

    Attendons que Saurel nous délivre la vraie vérité: sans doute que c’est la faute de Guillaume Pépy et de Carole Delga…

  2. Louis Ferdinand dit :

    Dans sa conclusion, une fois de plus Miguel est de mauvaise foi, car mettre en doute l’innocence de Guillaume PEPY est un crime dont il faudra bien qu’un jour il fasse repentance et cela le plus rapidement possible.
    Il faut savoir que ce Monsieur Pépy et l’ensemble de la SNCF ne sont pour rien dans ce dont les mauvais citoyens les accusent : la gare de la MOGERE, l’accident de BRETIGNY, le déraillement d’un TGV à ECKWERSHEIM, les pannes récurrentes dans les grandes gares de PARIS, les 5 à 600 locomotives qui pourrissent à SOTTEVILLE-LES-ROUEN etc.… non rien de rien ce ne sont pas eux !!!

    Pour en revenir au tram de Montpellier, deux remarques :
    – Une motrice tramway ayant 2 cabines de conduite et le conducteur étant toujours à l’avant je pense qu’on ne peut pas dire qu’un tramway recule. Il circule à contresens pour retourner à son point de départ après avoir passé l’aiguillage de jonction et changé de voie.
    – Depuis longtemps (voir entres autres, sur ce site les infos sur les aiguillages au pied du Corum), en fait depuis le début de l’exploitation de la ligne 2, j’ai remarqué que les voies, les stations du tramway en général et les aiguillages en particulier, n’étaient pas ou bien mal entretenus. Bien sûr il me serait facile de comparer avec le réseau de Genève, mais cela serait surtout cruel pour les dirigeants et élus de Montpellier et de la TaM, car cette ville c’est un autre monde, à moins que ce soit Montpellier qui soit un autre monde.

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