7 novembre 2021 – Le tramway moderne de Jérusalem fête ses 10 ans cette année


Le tramway moderne de Jérusalem, en service depuis le vendredi 19 août 2011, est devenu aujourd’hui le moyen de transport incontournable de la capitale israélienne.

Longue de 13,8 km, la ligne de tramway à double voie a écartement standard (1 435 mm), alimentée en électricité 750 V courant continu par catenaire, dessert 23 stations y compris les deux terminus.

Elle débute dans le quartier de Pisgat Ze’ev, importante enclave juive de Jérusalem-Est, suit au sud la route 60 jusqu’à la rue de Jaffa, en traversant les quartiers arabes de Jérusalem-Est de Sheer Jarra, Shoaffat et Beit Hanina. Elle emprunte ensuite, en direction de l’ouest, la rue de Jaffa, une artère commerciale majeure du centre-ville, élargie et réaménagée, où elle longe les murailles de la vieille ville, dessert le marché Mahane Yehuda puis atteint la gare routière centrale de Jérusalem, traverse le Pont de Cordes et continue vers le sud-ouest le long du boulevard Herzl, jusqu’au quartier de Beit HaKerem, le terminus se trouvant à proximité du cimetière national du mont Herzl non loin du mémorial de Yad Vashem.

La ligne est exploitée au moyen de 46 rames Citadis 302 Alstom équipées de portes blindées et de baies vitrées pare-balles au design lisse (sans parties mécaniques visibles) pour être moins vulnérables aux attaques terroristes. Compte tenu des importantes rampes que doivent gravir les rames du tramway de Jérusalem, tous les bogies sont motorisés. Chaque unité mesure 32,52 m de long avec un gabarit de 2,65 m de largeur extérieure et transporte jusqu’à 228 passagers dont 56 places assises et 8 strapontins. Les rames circulent accouplées par deux de manière permanente. Toutes les rames sont rattachées au même dépôt situé à l’entrée du quartier de Pisgat Ze’ev, à proximité de la station « Giv’at Ha-Mivtar ». Un poste de commande centralisé y est implanté et gère la circulation des rames qui bénéficient d’une priorité aux carrefours.

Passé rapidement de 40 000 à 150 000 utilisateurs par jour environ, les autorités locales ont du trouver des solutions pour optimiser son fonctionnement.

Selon un plan proposé par Moshe Lion, maire de Jérusalem, au ministère des transports en collaboration avec la nouvelle société d’exploitation CFIR, les jeudis et samedis soirs, le tramway devrait continuer à circuler jusqu’à 3-4 heures du matin. Le service débutant à 5h30 du matin, le tramway pourrait ainsi fonctionner durant près de 24 heures d’affilée. Le service est interrompu pendant Chabbat, du vendredi soir vers 17 heures au samedi soir vers 21 heures.

La pose des voies a commencé au mois d’août 2021 sur deux extensions en cours de construction de la ligne de tramway moderne de Jérusalem, dénommée Ligne rouge, qui ajouteront 5,3 km et 11 nouvelles stations, première étape d’un projet visant à étendre le réseau de tramways de 27 km et 50 nouvelles stations.

Les travaux actuels consistent à prolonger la Ligne rouge de 2,1 km au nord jusqu’à Neve Ya’akov avec cinq nouvelles stations y compris le nouveau terminus et à 3,2 km au sud jusqu’au centre médical Hadassah Ein Kerem, l’un des plus grands hôpitaux du Moyen-Orient, avec six nouvelles stations y compris le nouveau terminus. Deux branches seront également construites sur les campus universitaires du mont Scopus et de Givat Ram, qui feront plus tard partie de la Ligne verte. Si le calendrier peut être respecté, les travaux devraient être achevés d’ici la fin 2022 et les deux extensions devraient ouvrir dans le courant de l’année 2023.

Info : Edouard Paris

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Un commentaire pour 7 novembre 2021 – Le tramway moderne de Jérusalem fête ses 10 ans cette année

  1. santiago gonzález dit :

    Jérusalem est une ville palestinienne occupée. Vous écrivez sur certains endroits, comme ZZ, qui sont des colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés. Omettre cette information ne relève pas du journalisme mais de la complicité avec l’occupant. Le mot « Palestinien » leur fait peur et c’est pourquoi ils choisissent la terminologie israélienne qui consiste à appeler « Arabes » les quartiers où leurs voisins sont expropriés et expulsés par les autorités d’occupation. Quelle honte du « journalisme ».

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