2 novembre 2021 – Michaël Delafosse participe à la COP26 des Nations Unis pour promouvoir la gratuité des transports à la sauce montpelliéraine


La lutte contre les émissions carbone est au centre des débats de la COP26 des Nations Unies qui s’est ouverte à Glasgow le dimanche 31 octobre 2021.

Dans le cadre d’une délégation d’élus locaux mandatée par France Urbaine, Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole, interviendra, le mercredi 3 novembre 2021, à l’occasion d’une table-ronde au Pavillon France consacrée au financement de la transition écologique. Intitulée « Financing our future » (« Financer notre avenir »), cette table-ronde réunira plusieurs décideurs autour de l’enjeu des investissements décarbonés et de leur effet de levier pour répondre au défi climatique. Montpellier mettra en avant sa stratégie d’investissement dans le cadre de son choc des mobilités, avec comme marqueur fort la mise en place de la gratuité des transports, réponse à l’enjeu de réduction des émissions carbone par les transports.

Selon les derniers chiffres communiqués aux médias par Montpellier Méditerranée Métropole, 63 500 jeunes de moins de 18 ans et seniors de 65 ans et plus, habitants de la Métropole, disposeraient d’un Pass gratuité à ce jour. Si l’on compte également celles et ceux qui ont entre 18 et 64 ans et qui l’ont pris pour les weekends, 150 000 pass gratuité seraient actuellement en circulation dans la Métropole.

Le Pass gratuité est disponible sur deux supports. Une carte à puce au format carte de crédit et un titre dématérialisé rattaché à l’application M’Ticket TaM téléchargée sur son smartphone Android ou son iPhone.

Entre les deux supports, la carte à puce est manifestement la plus pratique. A chaque fois qu’il monte à bord d’un bus ou d’un tramway, son titulaire la passe devant un valideur sans être obligé de la sortir à chaque fois de sa poche ou de son sac. De plus cette carte munie d’une puce peut être utilisée pour accéder gratuitement aux différents parkings relais ce que n’autorise pas le Pass gratuité dématérialisé. La carte à puce permet surtout à l’exploitant du réseau de connaître avec précison sur quelles lignes de bus et de tramway le Pass gratuité est le plus employé afin d’adapter son offre de transport par la suite.

Le Pass gratuité dématérialisé, qui serait le plus répandu, présente de nombreux inconvénients. Tout d’abord, il faut s’assurer en premier lieu que la batterie de son smartphone Android ou de son iPhone dispose d’une autonomie suffisante avant d’entamer un déplacement à bord d’un bus ou d’une rame de tramway TaM Montpellier 3M. Bon à savoir, les bus les plus récents sont équipés de plusieurs prises USB qui permettent le rechargement de la batterie, encore ne faut-il pas avoir oublié le câble idoine. Une fois le niveau de la batterie vérifié, il faut activer le Pass gratuité avant de monter à bord du bus ou de la rame de tramway. Le Pass gratuité dématérialisé doit être présenté à la conductrice ou au conducteur de bus qui jetera à peine un oeil dessus ou à des contrôleurs dans les rames de tramway. Le Pass gratuité dématérialisé activé, il n’y a pas lieu de passer l’écran du smartphone Android ou de l’iPhone devant un des valideurs de bord d’une rame de tramway dans la mesure où ces équipements ne sont pas dotés de lecteurs QR Code. En conséquence, l’exploitant du réseau est dans l’incapacité matérielle de savoir quelles lignes de bus ou de tramway sont les plus fréquentées par les titulaires d’un Pass gratuité dématérialisé. Pour pallier cet énorme défaut, les élus de la Métropole ont demandé que soient installées dans les futures rames de tramway des caméras intélligentes destinées à comptabiliser les passagers, une option coûteuse soit dit en passant. A la différence du Pass gratuité sur carte à puce, que le possesseur a le réflexe en principe de passer devant le valideur à chaque montée à bord d’un bus ou d’une rame de tramway, le titulaire d’un Pass gratuité dématérialisé doit régulièrement surveiller le temps écoulé depuis l’activation de son pass notamment s’il doit prendre une correspondance. En effet, une activation donne droit à une heure de trajet et non pas à se déplacer une journée entière. Aussi, une réactivation peut être nécessaire pour poursuivre son trajet tout comme elle sera plus que probablement indispensable pour le voyage retour si plus de 60 minutes se sont écoulées depuis la dernière activation. Ainsi qu’il a été indiqué plus haut, le Pass gratuit dématérialisé ne donne pas accès aux parkings relais ce qui a conduit des titulaires de Pass gratuité week-end et 65 ans et plus à demander un nouveau Pass gratuité sur carte à puce. Ces personnes se retrouvent en fin de compte avec deux Pass gratuité au même nom ce qui fausse par la même le nombre réel de détentrices et détenteurs du Pass gratuité.

Autre inconvénient du Pass gratuit dématérialisé, la probabilité de faire tomber accidentellement son smartphone Android ou son iPhone ou de se le faire voler. Faire tomber sa carte à puce n’a en principe aucune conséquence vu qu’elle est légère comme l’air mais on peut la perdre ou plus rarement, en raison de la présence de la photo d’identité sur ce support, se la faire voler.

A la différence du Pass sur carte à puce qui est totalement gratuite, des parents ont dû investir dans l’achat d’un ou plusieurs smartphones Android ou iPhone et sont désormais engagés à régler un complément d’abonnement mensuel à un opérateur parce que leur(s) enfant(s) a (ont) réclamé à cor et à cri un Pass gratuité dématérialisé pour faire comme les copines et copains, sans quoi leur progéniture menaçait de faire la grève du climat.

Qu’il soit sur carte à puce ou rattaché à l’application M’Ticket TaM, le Pass gratuité doit être renouvelé au bout d’un an d’utilisation à la condition toutefois de pouvoir justifier que le domicile se situe toujours dans une des trente-et-une communes de la Métropole montpelliéraine où les prix des logements et des loyers deviennent au fil des ans inabordables pour beaucoup et peuvent pousser un grand nombre de personnes à s’installer en dehors du périmètre métropolitain pour des questions financières quitte à perdre le bénéfice de la gratuité des transports sur le réseau TaM Montpellier 3M quand celle-ci sera généralisée à tous les résidents de la Métropole.

Info : Edouard Paris

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2 commentaires pour 2 novembre 2021 – Michaël Delafosse participe à la COP26 des Nations Unis pour promouvoir la gratuité des transports à la sauce montpelliéraine

  1. Miguel dit :

    Autres inconvénients de l’application pour smartphone, que l’on retrouve d’ailleurs dans la grande majorité des applications pour smartphone:

    – l’obligation de posséder un appareil fonctionnant sous Android ou Apple. Tant pis pour Blackberry, Tizen, KaiOS, Huawei LiteOS… L’inter-opérabilité, vous connaissez? Comme si un journal était vendu avec des caractères qui ne sont lisibles qu’avec des lunettes Essilor mais pas avec d’autres marques de lunettes.

    – les autorisations octroyées à ces applications. Par exemple l’application M’Ticket pour Android permet à la TAM, donc à la Métropole (si elle le souhaite), de récupérer:
    * les identifiants de l’utilisateurs
    * les comptes configurés dans le téléphone
    * la position de l’utilisateur
    * l’ensemble des fichiers, photos et documents enregistrés dans l’appareil ou sur une mémoire USB connectée à l’appareil (et aussi de les effacer ou de les modifier)
    * les images devant et derrière l’appareil (en face de chaque caméra, quoi)
    * les réseaux WiFi à proximité
    * la liste des connexions réseaux configurées
    * la liste des appareils Bluetooth à proximité, et se connecter à ces appareils
    Toutes ces informations peuvent être récupérées sans même que l’on lance l’application: elle peut démarrer toute seule en arrière-plan. Et bien sûr, elles peuvent être transmises à la TAM, car Android ne demande jamais l’autorisation de l’utilisateur avant de permettre à une application de communiquer par internet.

    Même sans être complètement parano, mais juste en connaissant un peu les problèmes liés à la sécurité informatique, on peut légitimement refuser de transmettre autant d’informations. JAMAIS je n’installerais un tel logiciel sur un smartphone personnel ou professionnel, à moins d’avoir préalablement supprimé toutes les données qu’il contenait.

  2. Toujours le tout gratuit sans aucune compensation… pourquoi ne pas mettre en place un système de récupération des déchets recyclables pour lutter contre la pollution et faire bénéficier ainsi d’une gratuité des transports pour contribution à la protection de l’environnement? Par exemple les piles usagées ou les bouteilles plastiques.

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