21 octobre 2019 – Le Schafbergbahn, un train à crémaillère autrichien qui sort de l’ordinaire


St. Wolfgang (Autriche), kilomètre zéro du train à crémaillère à vocation touristique Schafbergbahn. Photo prise le jeudi 3 octobre 2019. Copyright : Edouard Paris

Si la plupart des trains à crémaillère sont mus par la fée électricité, ce n’est pas le cas en Autriche où les trois lignes de chemin de fer à crémaillère en activité à vocation touristique ne sont pas équipées de poteaux ou de mâts supportant une ligne aérienne de contact ni même d’un troisième rail d’alimentation électrique.

Des trois lignes de chemin de fer à crémaillère autrichiennes à voie métrique à vocation touristique, seule la plus ancienne d’entre elles, la ligne de l’Achensee au Tyrol, qui a fêté ses 130 ans en 2019, est exploitée exclusivement au moyen de locomotives à vapeur construites en 1888 et 1889, dont la chaudière est chauffée au charbon.

Sur le chemin de fer à crémaillère du Schneeberg, en Basse-Autriche, aux cinq locomotives à vapeur à foyer charbon, dont deux sont en service pour la saison 2019, la 999.03 construite en 1896 et la 999.05 construite en 1900, il faut ajouter une rame à motorisation diesel dénommée « La Salamandre » opérationnelle depuis 1999 et une locomotive diesel-électrique numérotée 14 livrée par le constructeur suisse Stadler en 2010. Les locomotives à vapeur et la locomotive diesel-électrique poussent chacune à la montée et retiennent à la descente deux voitures voyageurs.

Le chemin de fer à crémaillère du Schafberg, dont la station aval est située à St. Wolfgang au bord du lac Wolfgang (Land de Salzburg), a la particularité de disposer d’un parc moteur composé de cinq locomotives à vapeur à foyer charbon construites à la fin du 19e siècle, d’un autorail une caisse à motorisation diesel (année de construction 1964), de quatre locomotives à vapeur dont la chaudière est chauffée au fuel (années de construction 1992 et 1995) et de deux locomotives diesel-électrique Stadler construites en 2010 pour celle numérotée VZ 31 et en 2016 pour celle numérotée VZ 32. Comme sur le Schneebergbahn, chaque locomotive à vapeur et chaque locomotives diesel-électrique poussent à la montée et retiennent à la descente deux voitures voyageurs. Les locomotives diesel-électrique sont également amenées à  pousser et retenir des wagons permettant de transporter du matériel d’entretien de la voie ferrée et du tunnel, qui précède le terminus amont, ainsi que des marchandises.

La ligne du Schafbergbahn, d’une longueur de 5,85 km, a ouvert le lundi 31 juillet 1893. Elle relie la bourgade touristique de St. Wolfgang au sommet du Schafberg à 1 783 m d’altitude qui offre un panorama à 360°. La station de départ se situe à 542 m d’altitude et celle d’arrivée à 1 732 m d’altitude. Le dénivelé est égal à 1 190 m et la déclivité maximale s’établit à 26 % . Sur le parcours, il existe une station intermédiaire « Schafbergalm » à 1 364 m d’altitude.

En 2019, la saison du Schafbergbahn a débuté le samedi 11 mai et prendra fin le dimanche 3 novembre. Du lundi 30 septembre au dimanche 3 novembre 2019, le parcours est limité à la station intermédiaire « Schafbergalm » en raison de travaux sur la section de ligne située entre cette dernière et le terminus amont « Schafbergspitze ».

Avec une locomotive à vapeur fonctionnant au fuel, le temps de trajet complet s’élève à 35 mn tant à la montée qu’à la descente. Il faut 25 mn pour atteindre la station intermédiaire « Schafbergalm » depuis « St. Wolfgang valley station ». Prix de l’aller-retour plein tarif par personne en 2019 : 39,60 € jusqu’au terminus « Shafbergspitze » ou 31,90 € jusqu’à la station « Schafbergalm ».

Pour un voyage à bord d’une des deux voitures poussées puis retenues par une locomotive à vapeur fonctionnant au charbon, tous les dimanches du mois de juillet et d’août ainsi que le dimanche 1er septembre 2019, il fallait débourser 49,60 € en plein tarif par personne pour le seul aller-retour dominical entre « St. Wolfgang valley station » et  le terminus « Schafbergspitze », pour un temps de trajet égal à 1 h 25 dans chaque sens. Les dimanches de sortie, une locomotive vintage nécessite quatre heures de préparation. Elle consomme 500 kg de charbon et 3 000 litres d’eau sur un seul aller-retour.

Info : Edouard Paris

Cet article, publié dans Fourre tout, Voyages, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.