5 août 2017 – Carole Delga, présidente de la région Occitanie Pyrénées Méditerranée, veut absolument ses deux lignes à grande vitesse


Future gare TGV excentrée Montpellier Sud de France, l’exemple à ne plus suivre. Photo prise le samedi 5 août 2017. Copyright : Edouard Paris

Dans le Journal de ma Région, n°8 juillet-août 2017, périodique publié par la région Occitanie Pyrénées Méditerranée, sous le titre « LGV : l’Etat doit respecter ses engagements », Carole Delga, présidente de la région Occitanie Pyrénées Méditerranée, veut absolument ses deux lignes à grande vitesse.

Alors qu’elle a suspendu l’aide de la région au financement de la future gare TGV Montpellier Sud de France, pour un montant de 26 M€, Carole Delga crie au scandale lorsque le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, remet en cause les investissements prévus sur les futures lignes à grande vitesse (LGV), notamment celles devant relier Bordeaux à Toulouse, d’une part, et Montpellier à Perpignan, d’autre part.

Concernant la LGV Bordeaux -Toulouse, dont le coût de la construction était estimé à 7,1 milliards d’euros en 2013, et pour laquelle la région aurait versé près de 130 millions d’euros en vue de sa réalisation, Carole Delga insiste sur le fait que la mise en service de ce nouveau tronçon à grande vitesse permettra de rentabiliser la LGV Tours-Bordeaux ouverte le dimanche 2 juillet 2017.

Pour la LGV Montpellier – Perpignan, dont le coût de la construction était estimé à 5,5 milliards d’euros en 2016, sa réalisation, selon Carole Delga, permettrait un gain de temps de 39 minutes sur un tronçon de 150 kilomètres et permettrait le raccordement avec le corridor vers l’Espagne.

Des arguments qui ne tiennent plus la route dans la mesure où la SNCF constate jour après jour que plus on construit de lignes à grande vitesse moins le modèle TGV est rentable.

Carole Delga ne fait pas dans l’original en déclarant :  » La grande vitesse est un moteur de développement et un vecteur essentiel de développement économique et d’attractivité pour l’ensemble du territoire », une formule rabâchée par tous les élus de son rang, toute région confondue, quand on interroge le moteur de recherche Google.

Carole Delga croit à un service public ferroviaire de qualité, car elle ne veux pas d’un système à l’anglaise, privatisant les lignes les plus rentables et laissant les autres à l’abandon (ce qui n’est pas faux, note du webmestre). Ainsi, précise-t-elle, suite aux états généraux du Rail et de l’Intermodalité, concertation citoyenne unique en France sur ce sujet, la Région a décidé un grand plan Rail qui acte à la fois un meilleur service aux usagers pour les trains du quotidien, et de l’autre la réalisation des deux LGV Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan. Carole Delga ajoutant que les deux sont complémentaires car les lignes nouvelles à grande vitesse libéreront en effet des sillons pour une meilleure circulation des TER sur des lignes aujourd’hui saturées. »

Carole Delga et ses conseillers n’ont sans doute pas lu l’audit sur l’état du réseau ferré national français remis par l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne au mois de septembre 2005, mais qui est toujours d’actualité douze ans après, car en France les saturations de lignes résultent le plus souvent d’un défaut de maintenance et de modernisation de l’existant à trop vouloir investir dans les lignes à grande vitesse.

Info : Edouard Paris

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2 commentaires pour 5 août 2017 – Carole Delga, présidente de la région Occitanie Pyrénées Méditerranée, veut absolument ses deux lignes à grande vitesse

  1. Eric dit :

    L’ex région Midi-Pyrénées a rénové (on pourrait même dire reconstruit vu l’ampleur des travaux) la quasi intégralité de son réseau secondaire entre 2007 et 2015. http://www.planrail.fr/
    Donc non, un rapport qui a 12 ans n’est plus du tout d’actualité.

    • Bonjour,

      L’ex-région Midi Pyrénées fait effectivement des efforts, mais est-ce bien raisonnable d’investir autant de millions d’euros sur des tronçons de lignes où circulent moins d’une vingtaine de train par jour tout sens confondu.
      Du côté de l’ex-région Languedoc-Roussillon, il y a des investissements sur des lignes secondaires (Perpignan-Villefranche et Carcassonne – Quillan) mais là aussi la desserte est réduite au minimum et on ne peut pas forcer les habitants riverains de ces lignes à prendre le train.

      Cordialement

      Edouard Paris

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