19 avril 2014 – A Châteaubriant, l’histoire se répète


Le 23 décembre 1877, la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO) inaugurait la ligne Nantes – Châteaubriant. Le même jour, la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest ouvrait la ligne Segré – Châteaubriant. Ainsi, la ville de Châteaubriant , sous-préfecture du département de la Loire-Inférieure (nommé par la suite Loire-Atlantique), qui attendait l’arrivée d’un train sur son territoire depuis trente ans, se retrouvait desservie par deux compagnies concurrentes dans leur conquête de l’ouest.

Quatre ans plus tard, le 28 décembre 1881, Châteaubriant était reliée à Rennes (Ille-et-Vilaine), la ligne étant exploitée à partir du mois de novembre 1883 par la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest puis par l’Administration des chemins de fer de l’Etat (Etat) dès le 18 novembre 1908.

Avec la création de la Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF), le 1er janvier 1938 et la disparition des compagnies précitées, la gare de Châteaubriant devenait une gare SNCF à part entière.

Si le trafic voyageurs de la ligne Nantes – Châteaubriant fut transféré sur route à partir du 1er juin 1980, paradoxalement le trafic voyageurs a toujours été maintenu sur rail entre la sous-prefecture de la Loire-Atlantique, qui dépend de la région « Pays de la Loire », et Rennes, capitale de la région « Bretagne ».

Avec l’ouverture, le vendredi 28 février 2014, de la ligne de tram-train entre Nantes et Châteaubriant, cette dernière ville est désormais desservie par des rames Citadis Dualis Alstom circulant sous les couleurs de la région « Pays de la Loire », alors que les autorails en provenance de Rennes, des X 2100 en général, roulent sous les couleurs de la région « Bretagne », chaque matériel moteur disposant de ses propres quais, sans interconnexion possible.

Cependant, d’ici à 2021, nous pourrions nous retrouver dans la même situation qu’au 1er janvier 1938, si l’actuel département de la Loire-Atlantique vient à être rattaché à la région « Bretagne ». Le tram-train revêtirait alors les couleurs de cette région et poursuivrait sa route après rénovation et électrification de la ligne actuelle jusqu’à Rennes, l’electricité étant fournie par les éoliennes qui essaiment dans la campagne castelbriantaise.

Sources historiques : Nantes – Châteaubriant, une ligne à redécouvrir, aux éditions 303, un ouvrage écrit par Gaëlle Caudal.

Info : Edouard Paris

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10 commentaires pour 19 avril 2014 – A Châteaubriant, l’histoire se répète

  1. Démosthène dit :

    POUR INFO Edouard…
    Nantes- Rennes via Châteaubriant n’est certainement pas ce qui se fait de plus court comme trajet routier… alors ne parlons même pas en train !
    Les 2 capitales régionales sont séparées d’environ 100+ km par la RN ( 110 mais de périphérique à périphérique 100 à peine ! )
    Mais via Châteaubriant c’est plutôt 140 – presque moitié plus ( 70 + 70 en gros )
    En fait Chateaubriant – déjà desservie par une ligne rail – a été choisie pour éviter la construction d’une ligne rail « parallèle »… la liaison Nantes-Rennes a donc toujours été en fait une liaison indirecte utilisant 2 lignes plus importantes pour raccorder les « capitales »…
    Peu pratique vu l’utilisation d’autorails desuets – avec parfois changement à Châteaubriant – et toujours arrêt plus ou moins prolongé et redépart – un peu comme Nîmes-Alès ici !
    Fréquentation en baisse évidemment lorsque l’automobile a pris son essor au profit de liaisons par cars Nantes-Rennes – évitant Chateaubriant… – et par contrecoup Nantes-Châteaubriant !!
    Le tram-train ne fait donc que réexploiter le réseau existant – pour les mêmes raisons.
    Châteaubriant par contre a toujours été une porte vers le Maine et Loire ( Segré et au-delà Angers ) pour Rennes.

  2. Louis Ferdinand dit :

    POUR INFO Démosthène…
    Ce tram-train n’a pas pour but principal de relier Nantes à Châteaubriant? mais d’assurer une desserte régulière, confortable et fiable aux habitants des 9 communes directement branchées sur la ligne et toutes les autres plus petites situées à peu de kilomètres dans le sillon. Cette réalisation qui n’est pas à l’abri de critiques a le mérite d’exister et offre une alternative au tout automobile.
    Que ce soit à tous les arrêts, en dehors des deux terminus, Issé, Abbaretz, Nort-sur-Erdre, Sucé-sur-Erdre, La Chapelle-Aulnay, La Chapelle-Centre, Erdre-Active, Babinière et Haluchère-Batignolles, les habitants en possession ou pas d’une automobile peuvent se rendre ou bon leur semble sur la ligne.
    Enfin pour terminer et « pour solde de tout compte », Démosthène vous avez de la chance qu’Edouard soit un gentleman car moi qui n’en suis pas un il y a bien longtemps que je ne mettrais plus vos commentaires en ligne car vos interventions genre courrier des lecteurs du Figaro « j’ai toujours le dernier mot » sont vraiment très déplaisantes sur le fond qu’elles dévoilent.
    Louis Ferdinand

    • Max FIJE dit :

      Louis, vous avez grandement raison de souligner que « Démosthène a toujours le dernier mot. » Pour moi je pense qu’il est coincé dans son « COCKPIT » et qu’il n’est pas redescendu de son « BUREAU » au 21ème étage de la tour Bretagne à Nantes. Oui, il faut qu’il comprenne que les commentaires sur ce site sont principalement sur le tramway de Montpellier et sur des tramways d’ailleurs accessoirement et non pour se faire plaisir…. Il est vrai que son verbe se retrouve sur plusieurs sites…midilibre.fr notamment.

    • Démosthène dit :

      Je suis tout à fait favorable à cette initiative double de Tram-Train Pays de la Loire relié au TER Bretagne… – Je faisais simplement remarquer qu’il n’y a JAMAIS eu de liaison directe NANTES-RENNES ! – Capitales régionales !
      Pour INFO
      J’ai vécu à Nantes…. de 1949 à 1974 – en Bretagne dont à Rennes de 1974 à 1978 – puis à Nantes à nouveau de 1981 à 1988 – date de mon « retour » en « Zone Méditerranée… »
      – après un « passage » entre ces dates dans l’Est français / Allemagne…
      J’ai travaillé de 1981 à 1988 comme « collaborateur » du Président du Conseil Régional des Pays de la Loire – Mr Olivier Guichard – Conseil sis Tour Bretagne * – j’y ai cotoyé des personnes – peu connues alors – comme Mr François Fillon et Mr Jean-Marc Ayrault… ( et Mme Roseline Bachelot-Narquin )
      * et je me suis occupé – entre autres – des autorails acquis dès 1980 par la Région PdlL ( investissement – fonctionnement – FCTVA – informations via SNCF…)
      – J’ai pris le premier TGV expérimental Paris le Croisic…. avec retour à Paris !
      ( 200+ kms/H jusqu’au Mans / 160 jusqu’à Angers / 110 jusqu’à Nantes / 90 jusqu’à Saint Nazaire / 60 jusqu’à La Baule – 15 kms/H de la Baule au Croisic…

      Vous m’excuserez donc de « croire » connaître – « un peu » – les Régions Bretagne et Pays de la Loire… mais si vous pouvez aligner + de 30 ans de vie sur place – y compris les premiers tours de roues du tram Nantais… 3 ans !? – je m’inclinerai !!

      Pour le reste… Si mes opinions sur le Tramway de Montpellier déplaisent… – j’en prends note ! – qu’Edouard en tire les conséquences !… y compris sur ce post !!

      Et si celles sur Midi Libre – que j’assume – déplaisent aussi – ( le LIEN ou Grabels par exemple ? )
      – eh bien ne les lisez plus Max… – vous êtes libre !

      • Bonsoir Démosthène,

        Depuis la mise en eervice de la bifurcation de Saint-Nicolas-de-Redon (Loire Atlantique), aux portes de Redon (Ille-et-Vilaine), il existe des trains directes sans arrêt entre Nantes et Rennes en 1h21 (voir la fiche horaire Nantes – Rennes sur le site TER Bretagne).

        Edouard Paris

      • Démosthène dit :

        Ravi de l’apprendre Edouard – reste que 1H21 pour 100 km restent tout sauf un exploit ferroviaire ! – et s’expliquent par le fait que Redon est quasi symétrique de Chateaubriant à l’ouest et non plus l’est par rapport à la RN Nantes Rennes –
        2 liaisons « semi-directes » donc à l’origine – mais jamais de ligne « directe-droite »
        Comme si de Montpellier à Béziers on passait par Lodève…

      • Bonjour Démosthène,

        La distance Nantes – Rennes par la route, de centre à centre, est de 112 km dont 102 km de voie rapide.
        La distance Nantes – Rennes par le train, via Châteaubriant, avec changement dans cette gare, est de 123 km.
        La distance Nantes – Rennes par le train, avec évitement de Redon par la bifurcation de Saint-Nicolas de Redon, s’établit à 134 km. A l’ouverture de cette bifurcation les trains directs et sans arrêt faisaient le trajet en 1h15. Mais depuis quelques temps, en raison de travaux sur les voies entre Nantes et Redon, la durée du parcours a augmenté de 6 minutes.

        Edouard Paris

    • Démosthène dit :

      Pour l’anecdote…
      Je suis curieux de savoir « quel fond elles dévoilent »…
      …vu que je ne suis pas « lecteur – donc courrier – du Figaro »…

    • Démosthène dit :

      interventions ….. « j’ai toujours le dernier mot »
      Solution simple = me répondre pour me convaincre de mes erreurs…
      ça fera avancer le schmilblick…

      • Démosthène dit :

        Sur ce… comme l’a dit un Sage avant moi…
        « Messieurs les Censeurs » – Bonsoir !
        – Vous n’êtes pas concerné Edouard –

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