5 octobre 2021 – Carnet de voyage été 2021 : Le Mans

La ville du Mans a été équipée d’un réseau de tramways électriques à voie métrique du lundi 21 juin 1897 au mercredi 12 novembre 1947.

Après avoir songé à se doter d’une ligne d’orientation nord-sud exploitable avec du matériel de type bus avec guidage comme le TVR de Caen ou Nancy, c’est au final le tramway fer qui est retenu fin 2001 par les élus de la communauté urbaine du Mans métropole.

La première ligne de tramway moderne à double voie à écartement standard de 1 435 mm, alimentée sur sa totalité en électricité 750 V courant continu par ligne aérienne de contact (LAC), est inaugurée le samedi 17 novembre 2007, sur un tracé sud – nord-ouest qui relie « Antarès » à « Université ». Une branche est, qui dessert le quartier des Sablons jusqu’au terminus « Espal – Arche de la Nature », est mise en service le samedi 22 décembre 2007.

Cette première ligne, qui comprend 29 stations dont 3 terminus, mesure 15,4 km de long et est exploitée au moyen de 23 rames Citadis 302 Alstom, numérotées 1001 à 1023, chacune d’une longueur de 32,7 m et d’une largeur extérieure de 2,40 m. 3 nouvelles rames de même type, numérotées 1024 à 1026, seront livrées en mars et avril 2011, puis 8 rames supplémentaires Citadis 302 Alstom, numérotées 2027 à 2034, viendront renforcer le parc roulant dans la perspective de la mise en service commercial, intervenue le samedi 30 août 2014, d’une nouvelle branche à double voie de 3,5 km de long construite entre la place Aristide-Briand et le quartier Bellevue. C’est à partir de cette dernière date que le réseau de tramways du Mans comprendra deux lignes distinctes, la ligne T1 d’orientation sud-nord-ouest reliant « Antarès – MMArena » à « Université » et la ligne T2 d’orientation est-nord reliant « Espal – Arche de la Nature » à « Bellevue – Hauts de Coulaines ». Les T1 et T2 partagent les mêmes voies et les mêmes quais de 7 stations de « Saint-Martin » à la place Aristide-Briand. Les 35 stations du réseau de tramways manceau sont toutes implantées sur le territoire de la commune du Mans.

Le Conseil communautaire du Mans métropole a voté, en séance du jeudi 25 mars 2021, l’allongement des 34 rames Citadis 302 Alstom afin de porter leur longueur de 32,7 m à 44 m environ. Cette modification impliquera plusieurs travaux comme le rallongement de la plupart des quais et nécessitera l’adaptation du centre de maintenance des Hunaudiaires (longueur des fosses et capacité de remisage). Le budget prévisionnel est estimé à 55 millions d’euros pour une mise en service qui se ferait progressivement à partir de 2024.

Info : Thierry Leleu

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3 octobre 2021 – Ligne 5 : le tour de table financier ne serait pas bouclé

Le coût de la ligne 5 de tramway de Montpellier est estimé à 440 M€ HT.

Montpellier Méditerranée Métropole s’engage pour 346 M€, quant au surplus, soit 94 M€, il doit en principe provenir de subventions sollicitées auprès des partenaires financiers potentiels suivants : Etat français, Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et …Ville de Montpellier, si l’on se réfère à la page « Le financement » du site officiel de la ligne 5. Ainsi que tout un chacun peut le constater ci-dessous, le tour de table financier ne serait pas bouclé dans la mesure où il n’est pas fait mention à ce jour de la répartition exacte des 94 M€ entre les trois entités précitées auxquelles il faut ajouter en réalité le Département de l’Hérault dont le logo figure sur des panneaux de grande taille où sont indiqués le coût total de l’opération et le montant pris en charge par Montpellier Méditerranée Métropole.

A propos du site officiel de la ligne 5, lancé le vendredi 4 juin 2021, les abonnées à la lettre d’information n’ont reçu qu’un seul courriel à ce jour. De plus, la dernière actualité mise en ligne remonte au jeudi 12 août 2021.

Pour pallier le manque d’information du site officiel, tramwaydemontpellier.net publie un reportage photo réalisé le samedi 2 octobre 2021, le long du tracé nord de la ligne 5, entre la colonne Saint-Eloi à Montpellier et l’entrée de la commune de Montferrier-sur-Lez.

Info : Edouard Paris

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1er octobre 2021 – Carnet de voyage été 2021 : Krefeld (Allemagne)

Krefeld (Crefeld jusqu’au mercredi 25 novembre 1925) est une ville industrielle allemande de 226 844 habitants au dernier recensement (31 décembre 2020) située dans le land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, à vingt kilomètres au nord-ouest de Düsseldorf.

En 1883, la ville de Crefeld charge la sociétée Berlinoise Eisenbahnbau und Betriebs-Gesellschaft Reymer & Maschde de construire un réseau de tramways. Dés 1884, le réseau à voie métrique fonctionne et a la particularité de comprendre trois lignes de tramway à vapeur desservant des villes voisines et une ligne de tramway hippomobile qui fait le lien entre les trois lignes précitées dans la zone urbaine. A la suite de l’ouverture de la première ligne électrifiée de tramway express en Europe à écartement standard de 1 435 mm entre Düsseldorf et Crefeld, le jeudi 15 décembre 1898, le réseau de tramways à voie métrique de Crefeld est à son tour électrifié en 1900 et en 1902 6 nouvelles lignes sont mises en service. Durant l’entre deux guerres le réseau de tramways de Crefeld est relié à celui de München-Gladbach (ancien nom de Mönchengladbach) et transporte également du fret en particulier du charbon. Après la Seconde Guerre mondiale, des lignes de tramway sont progressivement supprimées et remplacées par des lignes d’autobus. En 1959, un premier rapport d’expert préconise la suppression totale du tramway. Les conclusions de ce premier rapport ayant été rejetées par la population, un second expert présente un nouveau rapport qui prévoit le maintien d’un réseau de tramways de 43,2 km limité à quatre lignes structurantes. Avec 25 à 15 voix, le Conseil municipal décide de prendre en considération les grandes lignes de ce second rapport en 1962. A partir de 1982, le réseau de tramways de Krefeld se modernise et il n’est plus question de fermeture. A ce jour, la longueur du réseau de tramways s’élève à 36,7 km et la longueur cumulée des 4 lignes en service commercial s’établit à 42,9 km.

La spécificité de ce réseau de tramways réside dans la cohabitation, en centre-ville de Krefeld, entre les quatres lignes à voie métrique numérotées 041, 042, 043 et 044 et la ligne U70-U76 de métro léger à écartement standard de 1 435 mm venant de Düsseldorf et dont le terminus se situe à la station « Rheinstraße ». Ainsi, de cette station, commune aux quatre lignes de tramway et à la ligne de métro léger, et jusqu’à l’intersection de Hansastraße et de Voltastraße, où circulent les rames de la ligne 044 et celle du métro léger, la plateforme est équipée dans chaque sens de trois ou quatre files de rails selon les endroits.

Actuellement, le réseau de tramways de Krefeld est exploité au moyen de 6 rames articulées bidirectionnelles triple caisse M8C Duewag à plancher surélevé numérotées 838, 842, 844, 845, 847 et 850, toutes livrées en 1981, et de 31 rames articulées bidirectionnelles à plancher bas intégral équipées de cinq caisses 6NGTW Flexity Outlook Bombardier, nuémrotées 601 à 619 pour la première tranche livrée en 2009 et 2010 et 660 à 671 pour la seconde tranche livrée en 2014. Quant à la ligne U70-U76 de métro léger, elle est équipée de rames articulées double caisse bidirectionnelles à plancher surélevé des séries 4000, 4100 et 4200 B80D Duewag construites entre 1981 et 1993 et qui circulent en unité multiple.

La largeur extérieure des rames opérant sur les quatre lignes de tramway de Krefeld est de 2,30 m alors que celle des rames circulant sur la ligne U70-U76 de métro léger est de 2,65 m.

Info : Thierry Leleu

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28 septembre 2021 – Carnet de voyage été 2021 : Angers

A Angers, tout comme à Montpellier et Tours, l’exploitation de l’ancien réseau de tramways électriques à voie métrique a pris fin au cours de l’année 1949, le samedi 30 avril plus exactement pour ce qui est de la préfecture du Maine-et-Loire.

A la différence de Montpellier et Tours, Angers n’a pas été équipée d’un réseau de tramways à traction hippomobile. Son premier réseau de tramways électriques a été inauguré le samedi 23 mai 1896. A son apogée, ce réseau comprenait 6 lignes urbaines et 2 lignes suburbaines de 8 km chacune, la première de ces deux lignes allant jusqu’ à Erigné via Les Ponts-de-Cé et la seconde jusqu’à Trélazé via Pyramide. Ce premier réseau possédait 31 motrices et 12 remorques. Au milieu des années 1930, il ne reste que 3 lignes urbaines et les 2 suburbaines dont le service a été renforcé avec l’arrivée de 8 motrices Horme & Buire achetées d’occasion au réseau de Tours. En 1946, s’ajouteront trois motrices Thomson provenant du réseau du Mans

En 2001 l’idée d’une première ligne de tramway moderne est retenue. L’enquête publique se déroule du lundi 15 mai au jeudi 13 juillet 2006. Les travaux débutent en 2007. La ligne A, inaugurée et mise en service le samedi 25 Juin 2011, mesure alors 12,3 km de long. Elle est à double voie à l’écartement standard de 1 435 mm, est équipée de 25 stations terminus compris et relie le terminus nord-ouest « Avrillé – Ardenne », commun d’Avrillé, au terminus sud « Angers – Roseraie », via le centre ville d’Angers où les rames circulent en mode alimentation par le sol (APS) entre les stations « Molière » et « Foch – Maison Bleue » et sur voie unique à double sens entre la première station citée et la station « Ralliement ». Sur la comune d’Avrillé, les rames roulent dans les deux sens en mode alimentation par le sol (APS) entre les stations « Bascule » et « Acacias »

Dés 2005 le projet d’une ligne B est lancé et est rapidement complété d’une ligne C qui partagera les voies de la ligne B sur sa partie ouest et celles de la ligne A sur sa partie sud. Pour résumer, en construisant une seconde ligne, le futur réseau de tramway disposera en fin de compte de 3 lignes. Les travaux de la ligne B commencent en 2017 et comprennent la réalisation d’un nouveau barreau propre à la ligne A, cette dernière devant changer d’itinéraire dans les deux sens entre les stations « Saint Serge – Université » et « Foch Maison Bleu » et abandonner en conséquence la section en centre-ville située entre les stations « Molière » et « Foch – Maison Bleue » qui reviendra à la future ligne C.

La mise en service commercial des deux futures lignes est programmée pour le mois de septembre 2023, mais depuis le lundi 4 janvier 2021 les rames de la ligne A opèrent sur le nouvel itinéraire « Saint Serge – Université » – « Foch – Maison Bleue » en totalité sous ligne aérienne de contact en desservant la nouvelle station « Saint Serge – Université », reconstruite sur le boulevard Ayrault, la nouvelle station « Centre de Congrès », implantée boulevard Carnot, les deux stations précitées devant être également desservies à l’avenir par la ligne B, et la nouvelle station « Hôtel de Ville », implantée boulevard Bessonneau. Compte tenu du changement d’itinéraire de la ligne A, les stations de centre-ville « Molière » et « Ralliement » (photo prise le mercredi 31 août 2011) demeurent fermées jusqu’au mois de septembre 2023. Du fait de la modification d’itinéraire, la longueur de la ligne A s’établit désormais à 12,4 km et le nombre de stations desservies reste inchangé à 25.

Le parc roulant actuel est composé de 17 rames Citadis 302 Alstom numérotées, 1001 à 1017, chacune d’une longueur de 32,42 m et d’une largeur extérieure de 2,40m, aptes à circuler en mode alimentation par le sol (APS). Dans la perspective de l’ouverture des lignes B et C au mois de septembre 2023, le constructeur français Alstom a reçu une commande de 20 rames Citadis 305, également propres à circuler en mode alimentation par le sol (APS), le premier exemplaire d’entre elles devant être livré à compter du mois de mars 2022.

Info : Thierry Leleu

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27 septembre 2021 – Nuisances sonores récurrentes place Albert-1er à Montpellier : le tram montré du doigt

Place Albert-1er à Montpellier, le mercredi 22 septembre 2021. Copyright : Edouard Paris

Exaspérée de ne pas pouvoir obtenir de réponse à « ces dizaines de courriers » adressés à la mairie de Montpellier et à la TaM, dans lesquels elle se plaint des nuisances sonores générées par le passage des rames de tramway sous les fenêtres de son appartement situé place Albert-1er à Montpellier, dont elle est locataire depuis trois mois, une étudiante de 18 ans a réussi l’exploit d’ameuter la semaine dernière les principaux médias locaux, en la circonstance France Bleu Herault (radio), France 3 Occitanie (télévision) et le quotidien Midi Libre (presse écrite).

A la journaliste de France Bleu Hérault, notre étudiante explique : « Au début je n’entendais rien. C’était le top. On dormait avec la fenêtre ouverte » mais depuis un mois « ça me réveille le matin, ça me prendre la tête le soir.« 

Commentaire de l’auteur de la présente info : depuis un mois effectivement, avec l’entrée en vigueur des horaires d’hiver, la fréquence de passage des rames de tramway est nettement plus importante qu’aux mois de juillet et août pendant lesquels les horaires d’été s’appliquent. De plus, la configuration des voies, sur lesquelles circulent les rames Citadis 401 et Citadis 402 Alstom de la ligne 1 et qui longent les commerces et habitations de la place Albert 1er, se caractérise par une courbe et une contre-courbe rapprochées, dont les rails et le revêtement de la plateforme ont été totalement renouvelés au cours de l’été 2015 avec adjonction d’appareils de voies, qui n’existaient pas jusque là, dans le cadre des travaux de bouclage de la ligne 4 de tramway. Moins le rayon de courbure est élevé plus la probabilité d’entendre des crissements issus du frottement de la roue sur le rail est forte. Tous les réseaux de tramways dans le monde sont confrontés à cette même problématique.

Sur France Bleu Hérault, le président de la TaM et adjoint au maire, délégué aux grands travaux, embellissement de la ville et du cadre de vie et coordination des travaux, Laurent Nison en appelle à la patience de cette habitante et des autres. « On a un dispositif automatique efficace qui graisse automatiquement les rails, ce qui atténue les crissements » assure-t-il. Mais les fortes pluies de ces derniers jours ont « lessivé la graisse qui est biodégradable et soluble à l’eau. » D’ici quelques jours, les nuisances sonores devraient s’atténuer selon Laurent Nison et d’ajouter : « On a fait appel à un bureau d’études pour essayer de mettre en place des solutions. »

Commentaire de l’auteur de la présente info : selon une source sûre, seules sept rames Citadis 401 Alstom, livrées en 1999 et 2000, sur les ving-neuf rames de même type qui opèrent actuellement sur la ligne 1, seraient équipées d’un dispositif de graissage des rails. Dans un rapport d’enquête technique publié au mois de juillet 2011 à la suite d’une collision survenue entre deux rames de tramway Citadis 302, rue Jules-Ferry à Montpellier, le mercredi 12 mai 2010, il est précisé en page 30 : « L’activation de ce dispositif est nécessaire sur certaines portions de voie, notamment dans les courbes serrées. Les zones concernées sont mémorisées dans le système d’aide à l’exploitation du réseau et le graissage est automatiquement réalisé par les rames lorsqu’elles y circulent durant le service commercial : deux gicleurs installés de part et d’autre de chaque roue avant du bogie intermédiaire émettent alors de l’huile sur le boudin de la roue pendant 0,5 s toutes les 2 s. Cette action ne peut durer plus de 30 s et est inhibée lorsque la rame est à l’arrêt. » La graisse est déposée dans la gorge du rail. Aucune des rames Citadis 402 Alstom à plancher intégralement surbaissé, qui opèrent sur cette ligne 1 depuis le printemps 2012, ne disposerait à ce jour de cet équipement coûteux, ces rames, bien que plus récentes, étant paradoxalement les plus bruyantes dans les courbes serrées que leur ainées 401, dont chaque motrice est équipée d’une bogie moteur pivotant, à cause de leurs bogies fixes qui augmentent l’usure de la voie, tout en diminuant la vitesse à laquelle un tramway peut franchir une courbe. Pour remédier à la problématique récurrente des nuisances sonores dans les courbes serrées, la communauté d’agglomération de Tours Métropole Val de Loire a fait récemment installer sur chacune de ses 21 rames Citadis 402 Alstom un système de graissage des roues autonome pour un investissement total de 500 000 euros, un système qui a déjà fait ses preuves puisqu’il équipe les tramways de Brest et de Strasbourg. Selon, les premiers résultats, il permet de réduire les bruits de crissement jusqu’à 30 décibels. De son côté, Orléans Métropole a fait publier, le mercredi 16 juin 2021, un avis de marché portant sur la mise en place d’un système anti-crissement pour les rames Citadis 302 Alstom qui circulent depuis le début de l’été 2012 sur la ligne B du réseau de tramways d’Orléans.

Phrases sélectionnées dans le reportage de France 3 Occitanie : « Pourtant, chaque tramway est équipé de graisseurs qui assouplissent le contact rail-roue lorsqu’il circule. Une technique qui n’est pas toujours suffisante avec l’usure des rails et les récentes pluies et inondations. » « Pourquoi nous en sommes arrivés là ? C’est qu’effectivement, on a un lessivage des rails avec les grandes pluies, la graisse est partie avec toute cette quantité d’eau et donc il faut que l’on regraisse. Et cela prend plus ou moins de temps avec le matériel roulant, donc on force le système en rajoutant de la graisse en complément » explique Johann Servignat, directeur technique et projets de la TaM Montpellier 3M.
« Ces deux prochaines semaines, des agents de la TaM interviendront sur 5 sites aux courbes les plus bruyantes, mais aucun travaux importants ne sont prévus. »

Commentaire de l’auteur de la présente info : le graissage augmente la durée de vie des roues des tramways et diminue à plus forte raison l’usure des rails. Or à Montpellier, il semblerait que, jusqu’à preuve du contraire, seule une minorité de rames soit réellement équipée du dispositif de graissage des rails et non la totalité comme le prétend le directeur technique et projets de la TaM Montpellier 3M.

Dans l’article du quotidien Midi Libre, édition du dimanche 26 septembre 2021, tout un chacun peut lire ce qui suit : « Si les jours de beau soleil sont plus agréables pour eux (commerçants et habitants), les jours de pluie sont devenus « un véritable calvaire ». » Et pour cause : ce sont les journées les plus bruyantes.

Commentaire de l’auteur de la présente info : dans un rapport d’étude intitulé « Bibliographie sur l’émission acoustique des tramways » publié fin 2008, il est mentionné en page 37 : « L’état de surface du rail semble être un paramètre important : par temps de pluie en effet (ou avec un dispositif d’arrosage), il n’y a plus de crissement. »

Info : Edouard Paris

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26 septembre 2021 – Carnet de voyage été 2021 : Tours, un jour de Tour de France

La ville de Tours s’est dotée d’un premier réseau de tramways hippomobiles dès 1877. A son apogée au début du XXe siècle, le réseau de tramways, totalement électrifié en 1901, est alors composé de cinq lignes urbaines et de 3 lignes suburbaines totalisant 54 km (19 km de lignes urbaines et 34 km de lignes suburbaines). Le déclin du réseau est amorcé au cours de la Première Guerre Mondiale. Le dernier tramway tirera sa révérence le mercredi 14 septembre 1949.

L’idée d’un renouveau du tramway à Tours germe une premiere fois le lundi 6 juillet 1992. Ce jour-là, par 36 voix pour, 10 voix contre et 4 absention, le Conseil municipal présidé par Jean Royer, maire de Tours, adopte un projet de Transports en Voies Réservées. Tel un serpent de mer, le tramway fait dès lors parler de lui, mais il faudra attendre le milieu des années 2000 pour que le projet devienne concret.

Le parcours retenu pour la nouvelle ligne A reprend dans la partie centrale de la ville de Tours celui de l’ancienne ligne A.

La ligne A de tramway moderne est inaugurée et mise en service le samedi 31 août 2013. Son tracé nord-sud de 14,9 km de long à double voie à l’écartement standard de 1 435 mm relie dans les deux sens le terminus « Vaucanson » (Tours Nord) au terminus « Lycée Jean Monnet » situé sur la commune de Joué-les Tours au sud. Sur la section de ligne de 1,8 km de long située entre les stations « Place Choiseul » et « Gare de Tours », les rames circulent dans les deux sens en mode alimentation par le sol (APS). L’exploitation de la ligne, qui comprend 29 stations terminus compris, est opérée au moyen de 21 rames Citadis 402 Alstom, numérotées 51 à 71, au design hors du commun, d’une longueur de 43 m et d’une largeur extérieure de 2,40 m. La livrée extérieure évoque un « miroir d’eau de Loire » et le nez de chaque rame est équipé de bandeaux lumineux à diodes électroluminescentes (LED) verticaux, le tout donnant aux tramways un effet de curseurs se déplaçant sur les rails.

Le Conseil communautaire de Tours Métropole Val de Loire envisage de prolonger la ligne A au nord jusqu’à l’aéroport (197 109 passagers en 2019). Depuis 2017, une ligne B longue de 14,7 km, dont 13 km de nouvelle plateforme à double voie, est en projet. Elle devrait être orientée ouest-sud-est avec un tronc commun avec la ligne A en centre-ville de Tours entre les stations « Jean Jaurès » et « Verdun ».

Le jeudi 1er juillet 2021, date du reportage photo ci-après, Tours était la ville départ de la 6e étape du Tour de France cycliste 2021. Ce jour là, de 8h30 à 17h, la ligne A de tramway a été scindée en deux tronçons opérationnels, le premier entre « Vaucanson » (Tours Nord) et « Place Choiseul » et le second entre « Gare de Tours » et « Lycée Jean Monnet » à Joué-les-Tours. Durant cette période de la journée, la section de ligne équipée de l’alimentation par le sol (APS) a été neutralisée. C’est pour cette raison essentielle que les photos publiées montrent seulement des rames circulant sous ligne aérienne de contact (LAC).

Info : Thierry Leleu

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25 septembre 2021 – A Montpellier, la rame 2070 Citadis 402 Alstom multilignes est revêtue d’un pelliculage intégral « Forum de la transition environnementale et sociétale – 3 jours pour changer »

Un forum consacré à la transition environnementale et sociétale se tiendra au Corum de Montpellier les vendredi 1er, samedi 2 et dimanche 3 octobre 2021.

A ce titre, un site internet a été spécialement créé et la rame 2070 Citadis 402 Alstom multilignes, opérant sur la ligne 1 ou la ligne 3 du réseau de tramways de Montpellier, a été totalement pelliculée pour assurer la promotion de ce rendez-vous organisé par le groupe de presse La Dépêche propriétaire du quotidien régional Midi Libre.

Au samedi 25 septembre 2021, quatre autres rames multilignes, les 2048 et 2049 Citadis 302 Alstom (photos ci-après) et les 2098 et 2099 Citadis 402 Alstom arborent un pelliculage intégral événementiel.

Info : Anje34

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24 septembre 2021 – Carnet de voyage été 2021 : Orléans

Des tramways ont circulé à Orléans et ont desservi progressivement des communes limitrophes du dimanche 6 mai 1877 au jeudi 31 mars 1938. Durant les vingt premières années, les voitures de la seule ligne opérationnelle sont tirées par des chevaux. Son électrification, effective le mercredi 28 juin 1899, est suivie par la mise en service de trois autres lignes numérotées 2, 3 et 4, équipées de lignes aériennes de contact.

Depuis la fin du premier semestre 2012, le réseau de tramways d’Orléans comprend deux lignes.

La première ligne de tramway moderne à double voie à l’écartement standard de 1 435 mm, la A, est inaugurée le lundi 20 novembre 2000, une semaine avant sa mise en service commercial le lundi suivant. Son tracé nord-sud, d’une longueur de 17,9 km, relie dans les deux sens le terminus « Jules Verne », situé sur la commune de Fleury-les- Aubrais, au terminus « Hôpital de La Source », quartier d’Orléans La Source, via le centre historique d’Orléans. A ce jour, la ligne A est équipée de 27 stations, les deux terminus compris. La totalité des 22 rames Citadis 301 Alstom à trois caisses (une motrice à chaque extrémité à plancher bas partiel et un module intermédiaire à plancher bas équipé sur son toit d’un pantographe), numérotées 39 à 60,livrées en 2000 et 2001, d’une longueur de 29,9 m et d’une largeur extérieure de 2,32 m, est affectée à cette ligne A alimentée en électricité 750 V courant continu par des caténaires. Ces 22 rames Citadis 301 Alstom devraient être maintenues en circulation jusqu’en 2040 après révision totale à mi-vie.

La seconde ligne de tramway moderne à double voie à l’écartement standard, la B, est inaugurée le vendredi 29 juin 2012 et mise en service le lendemain 30 juin. Son tracé ouest-est, d’une longueur de 11,3 km, relie dans les deux sens le terminus « Georges Pompidou », situé sur la commune de La Chapelle-Saint-Mesmin, au terminus « Clos du Hameau », commune de Saint-Jean-de-Braye, via le centre historique d’Orléans où il croise les rails de la ligne A, place du Général-de-Gaulle. La ligne B est dotée de 24 stations, les deux terminus compris. La ligne B est exploitée au moyen de 21 rames Citadis 302 Alstom à cinq caisses à plancher bas intégral (une motrice à chaque extrémité et trois modules intermédiaires dont le central est équipé sur son toit d’un pantographe), numérotées 61 à 81, livrées de 2010 à 2012, d’une longueur de 32 m et d’une largeur extérieur de 2,40 m, qui ont la particularité de circuler en mode alimentation par le sol 750 V courant continu entre les stations « Madeleine » et « Eugène Vignat », toutes situées dans l’hyper centre d’Orléans.

Info : Thierry Leleu

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22 septembre 2021 – La rame 2048 Citadis 302 Alstom multilignes aux couleurs de la Marche des fiertés organisée à Montpellier le samedi 25 septembre 2021

La rame 2048 Citadis 302 Alstom multilignes, qui opère sur la ligne 2 ou sur la ligne 4 selon les jours, vient de perdre sa livrée « Montpellier faculté de Médecine 800 ans » qu’elle arborait depuis le tout début du mois de janvier 2020.

A sa place, elle vient de revêtir pour quelques jours un habillage intégral annonçant la Marche des fiertés organisée à Montpellier le samedi 25 septembre 2021 dont le rassemblement des participants est fixé à 14h aux Jardins du Peyrou, à deux pas de la station « Peyrou – Arc de Triomphe » desservie par la ligne 4 de tramway, avant que le cortège très bariolé ne s’engage à 16h sur un parcours pratiquement identique à celui qui est imposé par le préfet de l’Hérault à la procession des anti-vaccin et/ou anti-pass sanitaire.

Très courte vidéo tournée le mercredi 22 septembre 2021. Copyright : Edouard Paris

La circulation des rames de tramway devrait être perturbée sur les lignes 4 et 1, mais aussi sur les lignes 2 et 3 si les anti-vaccin et/ou anti- pass sanitaire prennent la liberté d’emprunter un autre chemin à l’instar de ce qui s’est passé les samedis après-midi 4, 11 et 18 septembre 2021.

Info : Edouard Paris

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21 septembre 2021 – « Destinations 2026 », un ouvrage publié par l’association belge Tram 2000, à lire absolument

L’association belge Tram 2000 vient de publier un ouvrage remarquable de 84 pages intitulé « Destinations 2026 » dans lequel tout amateur de transports collectifs urbains découvrira l’évolution prévue d’ici 2026 des 34 réseaux de trams, parmi lesquels Montpellier, trolleybus, métros et téléphériques, présents et à venir en France.

Cet exemplaire exceptionnel au prix de 12 € (frais d’envoi inclus pour la Belgique et la France) est à commander auprès de l’association Tram 2000 en effectuant un virement sur le compte dont les coordonnées bancaires figurent dans l’annonce ci-dessous. En dehors de la Belgique et de la France, il y a lieu de rajouter 5 € de frais d’envoi.

Info : Edouard Paris

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