9 septembre 2018 – René Revol, maire de Grabels et conseiller métropolitain, demande la gratuité des transports publics à Montpellier


René Revol, maire de Grabels et conseiller métropolitain, demande la gratuité des transports publics à Montpellier. La rame 2048 Citadis 302 Alstom « La Sunny French Tech Attitude » est photographiée place Auguste-Gibert à Montpellier, le dimanche 9 septembre 2018. Copyright : Edouard Paris

A l’occasion de la Marche pour le climat qui a mobilisé plus de 1 500 personnes à Montpellier, le samedi 8 septembre 2018, René Revol, maire de Grabels et conseiller métropolitain, français insoumis, a demandé la gratuité des transports publics à Montpellier pour suivre l’exemple de Dunkerque qui vient d’adopter cette mesure (source : France Bleu Hérault).

La question de la gratuité des transports en commun revient régulièrement sur la place publique.

Le lundi 19 mars 2018, Anne Hidalgo, maire de Paris annonçait le lancement d’une réflexion sur la gratuité des transports en commun à Paris.

Dans la foulée de cette déclaration la chaîne « Public Sénat » ouvrait le débat dans l’émission « On va plus loin » sous le titre suivant : « Gratuité des transports en commun : est-ce viable ? »

Un article signé Laure-Anne Elkabbach résume bien à lui seul les diverses opinions sur le sujet au cours de ce débat :

Pour n’en citer qu’une, celle de Frédéric Héran, économiste spécialiste des transports, maître de conférences à l’université Lille 1, qui estime que la gratuité des transports en commun n’est pas souhaitable : « C’est une mesure incohérente (…) qui va avoir forcément des incidences sur toute la politique de déplacement de la ville de Paris ou des villes qui décident de cette mesure. Qui seront les nouveaux usagers des transports publics ? Et bien ce seront d’abord, toutes les études le montrent, des cyclistes, ensuite des piétons et très peu d’automobilistes. C’est ce que l’on constate. Cela veut dire clairement que cette mesure est une mesure anti cyclistes, anti piétons et très peu défavorable finalement à la voiture. »

Ce n’est pas seulement en France que le débat sur la gratuité des transports refait épisodiquement surface.

Chez nos voisins suisses, à la différence de la France, tout(e) citoyen(ne) ayant le droit de vote peut lancer une initiative populaire, tant au niveau communal, que cantonal ou fédéral. Ainsi à Genève, une initiative en faveur de la gratuité des tpg a été balayée par 67% de la population en 2008. De leur côté, les Neuchâtelois(es) devraient se prononcer sur la gratuité des transports publics, une initiative en ce sens munie de 4 676 signatures ayant été déposée le vendredi 23 février 2018 à la chancellerie d’Etat. Le média suisse ArcInfo, dans un article tout récent, souligne toutefois que « Si le Grand Conseil déclare à son tour l’initiative recevable, le Conseil d’Etat aura deux ans pour lui transmettre un rapport sur le fond. Les députés se prononceront en principe dans l’année qui suivra. Ils pourront l’approuver ou la refuser, en l’accompagnant ou non d’un contre-projet. En cas d’acceptation du texte par le peuple, le parlement aura encore deux ans pour le mettre en oeuvre. »

Pour conclure, dans un entretien donné au quotidien de Suisse romande « Le Temps », le mardi 28 avril 2015, le philosophe français Jean-Louis Sagot Duvauroux, a déclaré naïvement à l’instar des politiques français qui sont favorables à la gratuité des transports en commun : « Avec un transport public gratuit, il n’y a plus de fraude, donc on supprime les contrôles. Les contrôleurs de titres de transports peut être remplacés par des agents chargés de surveiller que les usagers respectent les lieux et les autres passagers. En outre, les exemples français ont montré que la suppression de la traque à la fraude améliore l’atmosphère dans les transports et apaisent les tensions. Il y a moins de dégradation du matériel. »

Info : Edouard Paris

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Un commentaire pour 9 septembre 2018 – René Revol, maire de Grabels et conseiller métropolitain, demande la gratuité des transports publics à Montpellier

  1. Claude dit :

    Ok, vu qu’un réseau tram n’est pas trop optimal pour éviter la fraude (le métro marche bien mieux pour ça). Le problème, c’est que c’est l’extrême gauche qui propose, du coup ça veut dire vraiment gratuit. Personnellement, vu le montant des subventions et les fortunes dépensées en cowboys désagréables, je suis ok pour quelque chose du genre « gratuit » mais à condition de profiter du public captif pour matraquer de pubs et récupérer des revenus.

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