2 mars 2024 – Le premier trajet d’un voyageur occasionnel ne résidant pas dans la Métropole de Montpellier lui coûte 16 € sur le réseau TaM Montpellier 3M


Photo d’une affichette Règles et Usages en vigueur depuis le jeudi 21 décembre 2023. Tout un chacun peut constater que dans la colonne tarification il a été omis de préciser que le ticket 10 voyages pour 10 € est exclusivement disponible sur l’application M’Ticket TaM téléchargeable sur smartphone Android ou iPhone, d’où la méprise ci-après relatée dont se serait bien épargnée une personne venue passer une semaine à Montpellier. L’affichette n’a pas non plus été actualisée à la suite de l’introduction du ticket à usage immédiat au prix de 3 € valable 4 heures à partir de son achat. Prise de vue réalisée à Montpellier, à la station « Saint-Cléophas » propre à la ligne 2, le samedi 2 mars 2024. Copyright : Edouard Paris

Depuis le jeudi 21 décembre 2023, la gratuité des transports sur le réseau TaM Montpellier 3M a été étendue à l’ensemble des habitants de la Métropole de Montpellier, sous réserve toutefois d’être en mesure de présenter un Pass gratuité en guise de titre de transports en cours de validité, quant aux non-résidents de cette même Métropole, exclus du dispositif de la gratuité, ils continuent de payer leurs déplacements à bord des bus et rames de tramway non sans éprouver des difficultés, s’ils sont des voyageurs occasionnels parmi lesquels de très nombreux touristes, pour se procurer un titre de transport, notamment s’ils n’ont pas l’intention ou la possibilité d’utiliser un smartphone Android ou iPhone, et cela compte tenu du fait qu’il ne reste plus que 64 distributeurs automatiques de titres de transport (DATT) en service sur le réseau TaM Montpellier 3M, la plupart des stations n’étant équipées que d’un seul appareil, une minorité de stations jugées les plus fréquentées étant dotée de deux appareils, et un cinquième environ des stations en étant totalement dépourvu. De plus, il n’est pas évident pour les voyageurs occasionnels de situer l’adresse d’un dépositaire TaM et il leur est impossible d’acquérir un titre de transport à bord d’un bus TaM Montpellier 3M depuis le lundi 6 décembre 2021.

TaM propose aux voyageurs occasionnels, qui ne sont pas domiciliés dans la Métropole de Montpellier, quatre titres de transport à usage immédiat : un ticket au prix de 1,60 € valable 1 heure 30 minutes à partir de son achat, un ticket au prix de 3 € valable 4 heures à partir  de son achat disponible depuis le jeudi 15 février 2024, un forfait individuel au prix de 4,50 € valable 24 heures à partir de son achat et un forfait famille ou groupe pour 5 personnes au plus au prix de 6,50 € valable 24 heures à partir de son achat. Ces quatre titres de transports sont vendus par les distributeurs automatiques opérationnels, ou bien chez les dépositaires TaM, ou bien encore en se servant d’un smartphone Android ou iPhone. Un ticket 10 voyages d’une heure trente minutes chacun au prix global de 10 € est également proposé mais exclusivement sur l’application M’Ticket TaM téléchargée ou à télécharger sur un smartphone Android ou iPhone.

Ceci exposé, voici ci-dessous la capture d’écran d’un message déposé le vendredi 1er mars 2024 par un voyageur occasionnel, qui n’habite pas dans la Métropole de Montpellier, sur la page officielle TaM Voyages du réseau social Facebook, à la suite du lancement de la campagne de communication sur le thème « Le transport pour tous passe par le respect des règles » :

Autre message daté du vendredi 1er mars 2024, trouvé sur le forum Lineoz [Montpellier] Réseau TaM :

« J’étais sur Montpellier ces deux derniers jours et si la gratuité est bien pratique pour les habitants de la métropole, je trouve ça anormal de ne pas permettre l’achat des billets en physique. Les composteurs et les distributeurs sont retirés, les contrôles très très fréquents, et si on est de passage on n’a pas forcément le temps d’anticiper en téléchargeant l’appli et en s’embêtant avec un achat en ligne pas forcément pratique. »

Sinon, l’auteur de la présente info remarque régulièrement que des personnes ne vivant pas dans la Métropole de Montpellier montent à bord d’une rame de tramway ou d’un bus avec en main un ancien ticket 10 voyages à bande magnétique sur lequel il reste encore un ou plusieurs voyages à consommer alors que ce titre de transport n’est plus valide depuis le jeudi 21 décembre 2023 et que les voyages encore crédités sont définitivement perdus. Une fois dans le tram et après fermeture des portes, ces personnes s’aperçoivent qu’il n’y plus de valideurs et commencent pour certaines d’entre elles à paniquer de peur d’être contrôlées et de prendre une amende de 72 € plus 50 € de frais de dossier. Quelques-unes descendent à la première station de tramway venue pour se mettre en règle, mais manque de chance pour elles la station en question n’est plus équipée d’un distributeur de titres de transport et aucun dépositaire TaM le plus proche n’est mentionné.

A force, beaucoup de monde repart avec un mauvais souvenir de Montpellier, tout ça par la faute des conseillers métropolitains et des cadres de la SPL TaM qui apparemment n’en ont rien à faire du sort qu’ils ont réservé aux personnes n’habitant pas la Métropole quant à leurs déplacements occasionnels sur le réseau TaM Montpellier 3M.

Info : Edouard Paris

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6 Responses to 2 mars 2024 – Le premier trajet d’un voyageur occasionnel ne résidant pas dans la Métropole de Montpellier lui coûte 16 € sur le réseau TaM Montpellier 3M

  1. François Lapadu-Hargues dit :

    Ne pas permettre d’acheter un titre de transport ni à l’arrêt ni dans les bus et tramways peut constituer un refus de vente selon les dispositions de l’article L121-11 du Code de la consommation. Il peut être intéressant d’explorer une telle piste.

    • Miguel dit :

      Effectivement, jusque là il y avait toujours soit la possibilité d’acheter un ticket dans le véhicule, soit des distributeurs sur le quai ou à l’entrée des stations.

      Peut-être que c’est une autre piste d’attaque, en plus du problème de refuser un moyen de paiement ayant cours légal (les espèces).

      En tous cas, si c’est illégal, ce type d’infraction est de plus en plus fréquent avec des tas de services qui ne sont accessibles que via une appli smartphone, du trajet VTC à la trottinette en libre service, avec tous les risques que cela comporte pour la sécurité informatique et la vie privée, et tous les problèmes pour les gens qui ne peuvent pas le faire (pas de smartphone, trop ancien, pas compatible, mémoire saturée, smartphone cassé, pas d’abonnement internet mobile, batterie déchargée, pas d’autorisation d’installer des applis sur un smartphone professionnel, pas de carte bancaire de paiement,etc).

      L’obstination de Julie Frêche et compagnie dans ce domaine confine à l’autisme.

  2. Nico Las dit :

    Je suis allé à Paris récemment et là bas le système est beaucoup plus simple : tout se fait par sms ce qui permet de ne pas avoir recours à une application… C’est déjà mieux. Mais pour contrebalancer je dirai que cette tendance se retrouve malheureusement sur tous les réseaux de transport… par exemple je suis récemment allé à Helsinki et là-bas impossible pour moi de télécharger l’application qui délivre les billets (je n’ai jamais compris pourquoi mais mon opérateur téléphonique bloquait l’accès au site… résultat, il a fallu aller en plein centre-ville et prendre le risque de croiser des contrôleurs pour aller chercher un ticket… C’est surtout dommage dans notre cas que Montpellier se mette à faire les mêmes erreurs qu’ailleurs

    • Miguel dit :

      Surtout, à Paris, pour la modique somme de 2€, on peut acheter dans n’importe quelle station de métro une carte « Navigo Easy », valable sans limitation de durée et transférable, qui permet de stocker des lots de 10 tickets sans surcoût particulier (sauf pendant les J.O.). Et les responsables ont fait preuve d’un peu de pragmatisme: tant que les billets aller-simple via les RER ou les trains de banlieue restent en carton avec bande magnétique, les stations de métro continuent à les accepter, au moins sur un tourniquet.

      La solution du ticket par SMS reste coûteuse, ce qui est logique puisque les opérateurs téléphoniques se servent au passage: 2,50€ au lieu de 2,15€ pour le ticket à l’unité classique (en format carton, sur Navigo Easy, ou sur smartphone), et 1,735€ le ticket par lot de 10. Ce n’est intéressant que pour un usage ultra-occasionnel (une correspondance entre deux gares sans intention de repasser par Paris dans un futur proche), ou en cas d’incident (carte Navigo Easy oubliée).

      • Eric12 dit :

        Paris est très loin d’être un bon exemple en termes de billettique. Ça doit même être ce qui se fait de pire (après Montpellier). C’est une vrai usine à gaz. Pas moins de 3 navigo différents (navigo/navigo easy et navigo découverte), chacun permettant des titres différents. Le navigo easy ne permet pas par exemple les correspondances entre metro/rer et tram/bus. Et toujours des histoires de zone incompréhensibles pour les touristes (Exemple la Défense accessible en métro, mais en zone 3 en rer)
        A Londres avec la oyster card disponible pour tous sans formalités (et même remboursable en fin de séjour si on veut), et le « pay as you go » on peut utiliser tous les transport, aller où on veut, et on paye toujours ce qui revient le moins cher au final (paiement a l’unité plafonné au tarif journalier). Et ce depuis 2003. Paris a essayé de copier en 2021 avec navigo liberté+, mais il est personnel, réservé aux Franciliens, et toujours limité a la zone 1 !

      • Miguel dit :

        Eric12, vous êtes bien sévère avec Paris! C’est bien normal qu’il y ait 3 versions de pass Navigo: la version nominative (enregistrée dans un fichier), la version individuelle anonyme (identique sauf que vous n’êtes pas fiché et que la carte n’est pas récupérable en cas de perte), et la carte transférable (idéale pour les visiteurs mais du coup incompatible avec les abonnement libre circulation).

        Le ticket « t+ » est clairement indiqué comme valable sur les bus, les trams, les métros, et les RER dans Paris: donc en effet il est valable pour aller à La Défense en métro ou en bus, mais pas en RER ou en train de banlieue. Ceci dit ça risque de changer avec les « métros » du Grand Paris Express, qui vont parcourir de longs trajets à grande vitesse et coûtent très cher à construire.

        À Londres, oui il y a la Oyster Card, acceptée presque partout, c’est très bien et ça existe depuis longtemps. Mais les tarifs ne sont pas si simples: faut-il mieux l’utiliser comme porte-monnaie électronique, ou avec un abonnement libre circulation Travelcard (mais certains ne sont accessibles que si vous avez lié votre Oyster Card à une carte bancaire, et l’abonnement ne fonctionne pas sur les lignes vers les aéroports, trajets qui vous coûtent cher si vous ne calculez pas bien votre trajet), ou un abonnement Bus+Tram? Il y a aussi d’autres Oyster Cards, nominatives avec photo, si vous avez droit à une réduction.

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